
Le changement climatique affecte directement la résilience des systèmes de transport régionaux. L’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements extrêmes comme les inondations, les sécheresses, les mouvements de terrain et les vagues de chaleur expose les infrastructures à des risques croissants de dégradation et de rupture de service.
Face à ces enjeux, Région Sud - Provence-Alpes-Côte d'Azur et l’État ont engagé, dès 2023, une démarche de planification écologique visant à renforcer la durabilité et la robustesse du système de transport régional.
Cette démarche s’appuie sur le principe ACoRS (Adaptation, Conversion, Report modal, Sobriété) et s’inscrit dans le cadre d’un accord État-Région, avec pour objectif l’élaboration d’un plan d’adaptation du système de transport régional.
L’enjeu est clairement identifié : anticiper plutôt que subir. Cela implique d’intégrer le climat comme un paramètre structurant des politiques de transport et des décisions d’investissement.
Le Cerema est en charge de la réalisation d’une étude de recherche et développement visant à évaluer les risques climatiques physiques pesant sur l’ensemble des infrastructures de transport : routières, ferroviaires, fluviales, maritimes et aéroportuaires.
Pour mener cette analyse, le Cerema Méditerranée a constitué un groupement d’acteurs publics et privés associant :
L’objectif ne se limite pas à la constitution d’une base de connaissances. Il s’agit de produire une information directement mobilisable pour la planification, la hiérarchisation des priorités et l’orientation de l’investissement public.
Les jeux de données climatiques de référence disponibles en open source (CMIP6, DRIAS, #TRACC) sont indispensables. Toutefois, ils atteignent leurs limites lorsqu’il s’agit de conduire des analyses spatialisées fines, à l’échelle d’infrastructures locales.
Hydroclimat a ainsi développé une méthodologie de descente d’échelle à 1 km², permettant :
Cette finesse spatiale est essentielle pour passer d’une lecture régionale du climat à une lecture opérationnelle des réseaux de transport.
Plutôt qu’une approche fondée sur des seuils uniques, Hydroclimat élabore des indicateurs composites croisant données climatiques, topographie et occupation du sol.
Ces indicateurs permettent :
Cette approche offre une lecture plus fine et plus robuste pour la priorisation des actions d’adaptation.
The analyses produced do not rely solely on climate modeling. They also incorporate operational feedback (infrastructure managers, local engineering teams) to refine degradation thresholds and assess the capacity of systems to absorb and adapt to climate hazards.
This integration of science, engineering, and operational insight is essential to deliver assessments that are both credible and truly actionable.
Hydroclimat also supports the design of reporting formats to ensure both scientific rigor and usability for a wide range of audiences, including technical teams, local authorities, and decision-makers.
Maps, dashboards, risk narratives, and transparent communication of uncertainties are developed as true decision-support tools, rather than simple technical deliverables.
Hydroclimat’s contribution to this project provides the Region and the State with:
This collaboration demonstrates that an effective transport adaptation strategy cannot rely on generic climate data or purely top-down approaches. It requires a territorially grounded adaptation science, capable of linking climate modeling, local vulnerabilities, and operational decision-making.
At Hydroclimat, we are convinced that only under these conditions can climate information become a true lever for transforming public policy, supporting more resilient territories in the face of climate change.
Les réseaux de transport sont exposées à des aléas climatiques de plus en plus fréquents et intenses (inondations, vagues de chaleur, sécheresses, mouvements de terrain). Ces événements peuvent entraîner des dégradations, des interruptions de service et des coûts de maintenance accrus.
Les réseaux de transport sont principalement exposés aux inondations, aux fortes chaleurs (déformation des rails, dégradation des chaussées), aux sécheresses (retrait-gonflement des sols) et aux glissements de terrain, qui peuvent fragiliser les infrastructures.
Le changement climatique augmente le risque de perturbations et de coupures de service. Les événements extrêmes peuvent rendre certaines infrastructures temporairement inutilisables, affectant la mobilité des usagers et les activités économiques.
Les données climatiques globales (CMIP6, DRIAS) sont souvent trop peu résolues spatialement pour analyser les impacts à l’échelle locale. Les décisions d’adaptation nécessitent des données fines, adaptées aux spécificités des infrastructures.
Les transports sont essentiels au fonctionnement économique et social des territoires. Leur adaptation garantit la continité des services, la sécurité des usagers et la résilience face aux crises climatiques.